Curry thai

Curry thai aux épinards et pois-chiches

Bonjour bonjour,

Avant toute chose, je voulais vous remercier d’être de plus en plus nombreux à me lire. On a dépassé les 100 likes sur Facebook ce week-end ! Merci Esther d’avoir partagé ma page, bonjour la famille et mes anciens lecteurs, coucou les amis d’Esther, salut les gens que je ne connais même pas ! Bienvenus sur mon blog ! Quoi, des gens inconnus qui feront un jour mes recettes ?! Je n’ose y croire, mes enfants, c’est le début de la gloire des strass et des paillettes réconfortant !! Et c’est déjà pas mal.   C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup.

Je vous propose aujourd’hui, un plat à mi-chemin entre la Thailande, (avec de la citronnelle et du lait de coco, entre autre), et le marché de la Croix-Rousse, où je traine mes guêtres fleuries 4 jours par semaine, pour les légumes. En couvrant la moitié de la surface du globe, je ne prends pas trop de risque sur l’origine de la recette. Mais il faudrait quand même que notre trajet Thailande-Lyon passe par la Réunion, d’où provient mon curcuma péi. Ah oui, et puisque vous n’êtes pas pressés, passons par le mexique, pour la version Tacos de ce plat coloré ! Et par l’Australie pour le livrer :)

Ce plat est inspiré du blog dans ma cuisine à moi pour la forme, et de ce que j’avais dans mon frigo, pour les épices-herbes. En l’occurence, de la citronnelle, de la coriandre, et du gingembre. Et puis de toutes façons, le mot « curry » veut dire mélange, dixit l’intarissable herboriste du marché, ou ragout selon ma maman, alors on peut bien faire le mélange nous même, et y mettre un peu ce qu’on veut ! Ainsi donc, mon ragout de mélange (un poil moins appétissant, non ?) s’est doucement thailandisé…

Pour les légumes, peutates- épinards, ils sont de saison, bien sur. Et même locaux. Par ici, ce n’est pas très compliqué. Ce plat se suffit à lui seul, sans accompagnement. Mais vous pouvez aussi ne pas mettre les pommes de terre, et les remplacer par du riz, en accompagnement. Bon, moi j’ai même fait l’un et l’autre.  C’est vous qui voyez. La recette pour 4 personnes, c’est parti.

Ingrédients :

  • 200 g de pois chiches secs (ou une conserve de 400g de pois chiche égouttés)
  • 2 petites pommes de terre
  • 200 g d’épinards frais
  • 200 ml de tomate (coulis – ou concassé – ou tomates pelées et coupées. Mais en boite, bien sur, vu l’époque !)
  • 400 ml de lait de coco (soit une boite)
  • 1 cuillère à soupe de graine de moutarde
  • 1 cuillère à café de graine de coriandre
  • 1 cuillère à café de graines de cumin
  • 2 petits piments oiseaux
  • 1 cuillère à soupe de curcuma
  • 2 cm de gingembre
  • 1 tige de citronelle
  • 1 gousse d’ail
  • 1 oignon
  • 1 petit bouquet de coriandre – genre 20 tiges

 

Payetoncurry_ingrédients

Howtoudou, en presque bref

  • Faire tremper les pois chiches et les cuire
  • Faire torréfier les graines de moutarde et les autres graines
  • Moudre le tout
  • Couper, hacher l’ail, la citronnelle, le gingembre et l’oignon
  • Dans un peu d’huile, faire revenir les condiments hachés, et les graines
  • Ajouter les pois chiches, et les piments hachés, cuire 10 minutes
  • Ajouter les pommes de terre, le lait de coco, la tomate, 15 cl d’eau, et la moitié du bouquet de coriandre. Cuire 40 minutes, à couvert
  • Ajouter enfin les épinards, et remuer. Cuire une minute et éteindre le feu. Couvrir. Attendre 15 minutes
  • C’est prêt !

 

And now, la recette, dans les détails, avec des conseils pois-chiche, et de  torréfaction d’épices,  du riz aux lentilles, des pickles de chou rouge, et une alternative tacos…

Howtoudou, pas vraiment en bref, donc !

 

Les pois chiches

  • Première étape, les pois chiche secs. Il faut commencer par les faire tremper toute une nuit, si possible. Du matin pour le soir, ça marche aussi. Pour ce faire, plonge les pois chiche dans un grand volume d’eau salée. Ajoute à cette eau, une cuillère à café de bicarbonate de soude. Le bicar, comme on dit chez moi, est censé améliorer le digestion des légumineuses. J’ai entendu tout et son contraire à ce sujet, donc je ne suis pas certaine que cela marche systématiquement, mais moi, c’est mon papa qui me l’a dit, et comme il a toujours raison, et une bonne digestion… Je le fais !
  • Ensuite, la cuisson des pois chiches : jette l’eau de trempage, et rince les pois chiches à l’eau clair. Verse tes pois dans une casserole et couvre d’eau claire. Ensuite, met ta casserole sur le feu, et amène à ébullition. Lorsque l’eau bout (doucement, de préférence), il faut compter entre une heure et une heure et demie. N’hésite pas à gouter pour t’assurer de leur cuisson. Garde les assez ferme, ils recuiront un peu dans le curry
  • Si tu utilises des pois chiches en boite : tu arrives directement ici, et tes pois chiches seront très fondant.

 

Torréfier les épices (si vous avez des graines, seulement…)

  • Torréfier les épices, c’est à dire, les faire passer rapidement dans une poêle chaude, leur permet de révéler un maximum d’arôme et de saveur. Il faut en théorie les torréfier une par une, et les broyer ensuite, si besoin. Moi, je suis un peu fainéante, alors si je peux faire deux choses en même temps, je fonce.
  • Dans une poêle chaude et sans matière grasse, dépose les graines de moutarde. Remue constamment, car elle brunissent très vite. Dès qu’elles dégagent une odeur de moutarde, souvent au bout de 30 secondes –  1 minute, c’est prêt. Si elles sont noires et dégagent une odeur de brulé, c’est trop tard. Recommence ! Lorsque les graines sont prêtes, dépose les dans le bol de ton mortier, pour les faire refroidir. Une très mauvaise idée consiste à les laisser dans la poêle chaude, sur feu éteint. J’ai testé pour vous, ne me remerciez pas, avec le chaleur emmagasinée par la poêle, ça crame !
  • Recommence la même opération pour les graines de cumin et de coriandre. Tu peux le faire en deux fois, pour un résultat parfait, ou les deux en même temps, c’est quand même bien.
  • Mets toutes les épices dans ton mortier, et écrase au pilon. Kuaaaaa, tu n’as pas de pilon ?! Technique artisanale : mets tes épices dans un sachet (genre sachet congélation), et écrase au rouleau à pâtisserie. Et file t’acheter un mortier-pilon !
  • Si tu utilises des épices en poudre : hop, tu arrives directement ici ! Fais ton mélange, en respectant les proportions.

 

Le curry, c’est parti !!

  • Coupe 2 cm de racine de gingembre. Pèle-la. Y’a des techniques avec une petite cuillère (et un accent québécois), mais à l’épluche légumes, ça marche aussi très bien ! Coupe le en petit dés. Epluche l’ail, et coupe-le également. Ensuite, récupère la partie blanche de la tige de citronnelle, fend-la en deux, et coupe les deux bouts en tronçons le plus fin possible. Pas comme moi. Si tu as un petit mixer à main, c’est le moment de s’en servir : passe au mixer l’ail, le gingembre, et la citronnelle, pour obtenir une sorte de pâte, ça t’assurera de pas te retrouver avec des bouts de bois entre les dents !

Condiments

 

  • Epluche et hache ton oignon
  • Dans une grande marmite, celle qui te servira à faire ton curry, verse deux cuillères à soupe d’huile. Mets à feu moyen
  • Verses-y alors l’oignon émincé, la pâte gingembre – citronnelle – ail, les épices torréfiées, et une cuillère à soupe de curcuma
  • Laisse mijoter 3 minutes environ, que le mélange commence à peine à dorer
  • Ensuite, ajoute les pois chiches précuits, et les piments oiseaux que tu auras fendu en deux, baisse à feu doux, et laisse cuire environ 10 minutes, en remuant régulièrement Pendant ce temps, profites-en pour éplucher et couper tes pommes de terre, en gros dés. De même, effeuille la moitié du bouquet de coriandre
  • Ajoute dans ta marmite les patates, la coriandre fraichement effeuillée, la tomate, et la boite de lait de coco. Mets un couvercle, et laisse cuire environ 40 minutes. Attention, il faut quand même ouvrir de temps en temps, pour remuer le mélange, regarder comment ça se passe, et ajouter de l’eau si la sauce épaissit trop.
  • Pendant ce temps, prépare les épinards : garde essentiellement les feuilles, et un peu des tiges, si elle n’ont pas l’air trop filandreuses. Coupe les feuilles en bande de 4 cm de large environ, à peu près
  • Au bout des 40 minutes, ou quand les pois chiches sont tendre à souhait, ajoute les épinards dans la marmite, remue, et laisse une minute à feu moyen. Coupe alors le feu, et remet le couvercle. Les épinards vont cuire dans la chaleur de la casserole. En plus, ça utilise moins d’énergie, et ça, c’est bien, monsieur Dutilleul. Bah voilà, hein, c’est prêt !
  • Tu peux le manger comme ca, juste parsemé du restant des feuille de coriandre et de gomasio / sésame. Féculents + légumineuses + légumes, c’est un bon repas en soi.

 

Curry thai

Si tu n’es pas harassé d’avoir tout lu et bien cuisiné, je peux t’expliquer d’où proviennent les autres ingrédients de la photo (merci la cantine pour les idées et le dressage !), et comment tu peux faire la même chose chez toi ! Car ce ne sont que du riz au lentilles, et des pickles de chou. Bon, celles là (ceux-là ?), je triche, car je les avais depuis longtemps dans mon frigo. Du coup, y’a pas de photo.

 

Le riz aux lentilles

  • Cuire des lentilles (lentilles vertes + eau froide => Sur le feu. Compter 25 minutes à ébullition)
  • Cuire du riz  (riz + eau froide => Sur le feu. Compter ce-quil-y-a-marqué-sur-la-paquet à ébullition)
  • Mélanger les deux, rajouter un peu de beurre et du sel

 

 

Les pickles de chou rouge

Depuis que j’ai découvert ça à La cantine vagabonde, j’en suis fan. Extrêmement simple à faire, se conserve longtemps, il donnera une jolie couleur, du croquant et de la fraicheur à vos plats un peu trop ragougnasse. Je dis ça au cas où ;). Le seul problème c’est que je n’ai pas de recette très précise, pour cet accompagnement. Alors vous n’aurez qu’à faire un peu comme bon vous semble, faites moi confiance, vous ne pouvez pas vous planter, de toutes façons !

  • Coupe ton quart de chou rouge en lamelles les plus fines possibles
  • Mets le dans un saladier et arrose de vinaigre de cidre. En quantité, je dirais 1/4 de litre pour 1/4 de chou rouge, environ. Ajoute également un peu de sel
  • Remue avec tes mains. Ou avec un couvercle sur ton saladier, si tu n’aimes pas trop te salir les doigts. Attention, le chou, ça tâche ! Il faut que tout les chou soit bien imbibé de vinaigre.
  • Conserve au frigo, aussi longtemps que tu veux, en remuant ton pot de temps en temps !

 

Dresses ton plat ou roule tes tacos

Comme sur la photo précédente, avec du curry parsemé des feuilles de coriandre restantes, du riz aux lentilles saupoudré de gomasio / sésame, du pickles de chou rouge. Bon appétit !

Du coup, mets tous tes ingrédients, comme sur la photo la-bàs là-haut ! Ou sinon, quand ça fera comme moi, trois fois que tu en manges, tu peux les rouler dans un tacos. C’est comme ça qu’on a fait, avec mon copain Mathieu, (qui est revenu d’Australie, ça ne sera plus un secret pour personne, et toc) : sur une feuille de tacos, on a déposé un lit de salade, un peu de curry, quelques dés de fêta et des pickles, et on a roulé le tout à peu près proprement. Ca marche super bien, et ça permet de recycler des restes en mode nomade !

Tacos

Tacos mangés

Alors, content d’être rentré ? 😉

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